Bienvenue à Fréterive

SITUATION :
 

Frèterive village agréable situé au cœur de la Savoie au confluent de l'Isère et de l'Arc s 'étend du fond la vallée à une altitude de 285 m à la crête de l'Arclusaz en son point culminant la pointe des Arlicots à l'altitude de 2060 m. La population en 2014 est de 530 habitants.
La commune s'étale sur environ 5 km d'Ouest en Est avec 5 hameaux principaux qui sont la Maserie à proximité du château de Miolans, le Villard, le Chef Lieu, la Fiardière et les Moulins où se dresse un château du XVI è siècle.
Les communes limitrophes de Frèterive sont : Ecole en Bauges au Nord, Saint Pierre d'Albigny à l'Ouest, Chamousset et Aiton au Sud et Grésy sur Isère à l'Est. Le territoire de Frèterive fait partie avec 64 autres communes du Parc Naturel Régional des Bauges classé Géopark et avec 42 autres communes de la Communauté de Communes Coeur de Savoie.
 
 
HISTOIRE :
 
La position stratégique de Frèterive au croisement des grandes vallées alpines et sur l'axe principal de communication avec l'Italie en a fait un lieu de passage obligatoire pour les envahisseurs, les belligérants, les colporteurs et les commerçants, qui explique un patrimoine historique très riche.
Sans doute habitées depuis la préhistoire pour sa richesse en sources et torrents, les falaises et coteaux de Frèterive conservent les traces de nombreux vestiges romains dont des Thermes imposants au hameau de l'Eglise et 4 Cippes funéraires découvertes en 1805 au Chef-Lieu.
La commune de Frèterive située sur la voie Romaine Vienne - Milan capitales régionales de l'Empire Romain a sans doute vu passer de nombreuses légions romaines, peut-être Hannibal et par la suite tous les envahisseurs du haut Moyen Age .
Les archives les plus anciennes font état de l'existence d'une Eglise dès le XI éme siècle et d'un péage instauré par les seigneurs de Miolans au XII ème siècle. Les moines de la Chartreuse d'Aillon ont été exonérés de ce péage en 1269 pour le passage du bétail et ont utilisé pendant plusieurs siècles le bac de la Fiardière pour acheminer le minerai de fer des Hurtières jusqu'à leurs hauts fourneaux des Aillons en Bauges.
Les seigneurs de Miolans qui avaient une ferme et plusieurs dépendances ont exercé leur droit féodal sur la commune pendant toute leur lignée à une époque ou les plateaux de Montplan et Covarel étaient largement habités.
La paroisse de Fréterive a comme saint patron Christophe, littéralement « le porteur du Christ », dont la légende est illustrée par une statue et un vitrail dans le choeur de l'église.
Frèterive a tenu un rôle important dans toutes les guerres à cause de l'existence de son bac puis d'un pont plusieurs fois détruit et reconstruit permettant de franchir les divers bras de l'Isère en destination de l'Italie.
Pendant la guerre de succession d'Espagne au début du XVIII ème siècle le village, entouré de fortifications pour couper l'accès aux vallées a servi de camp retranché aux troupes françaises de Louis XIV.
Frèterive fut ensuite occupé par les Espagnols entre 1742 et 1749, avec des dommages collatéraux importants comme les pillages, la malnutrition et les maladies, l'état civil de l'époque fait état de 356 morts pour la commune entre 1742 et 1743.Le pont dit ''des Espagnols '' sous le hameau de la Fiardière fut construit à cette période.
Les Français ont a nouveau occupé la région en 1792 puis les troupes napoléoniennes sont plus tard passées pour aller guerroyer en Italie contre les Autrichiens faisant au passage de nombreux recrutements plus ou moins volontaires de Fretarivots.
Les Frétarivots ont également été mis à contribution pour l'endiguement de l'Isère pour transporter les roches depuis le pied de nos falaises jusqu'à la digue de 1829 à 1854 puis après le rattachement de 1860 à la France , les grandes guerres de 1870, 1914 et 1939 verront partir de nombreux jeunes au front et beaucoup ne jamais revenir.
 
 
AGRICULTURE:
 
Situé sur les coteaux Sud Est du Massif des Bauges le village de Frèterive bénéficie d'un ensoleillement propice à la culture de la vigne et ses vignobles classés en AOC contribuent à la production des Vins de Savoie.
Frèterive est également le berceau des pépinières viticoles en Savoie et sa production de plants de vigne exportée dans le monde entier permet à notre département d'être classé second au niveau national dans ce secteur d'activité.
La commune de Frèterive avec une altitude moyenne de 1172 m est classée ''commune de montagne'' , néanmoins seuls les terrains de la plaine sont cultivés en maïs, blé, soja, colza, céréales diverses, cultures maraîchères et pépinières viticoles et les coteaux situés entre 300 et 500 m plantés en vignes.
Il subsiste une seule exploitation consacrée à l'élevage et les pelouses sèches étagées entre 500 et 700m autrefois utilisées pour le pâturage et la fenaison sont aujourd'hui des friches envahies par les buissons et les arbustes.
Aux altitudes supérieures sur les pentes de l'Arclusaz la foret se développe jusqu'à 1500 m environ puis au-dessus à nouveaux des prés surplombés par les falaises et rochers qui grimpent jusqu'à la crête aérienne formant limite avec la commune d'Ecole en Bauges.
 
 
INDUSTRIE :
 
Frèterive a également un riche passé industriel, à commencer par la présence de 4 moulins , 1 foulon et 1 battoir sur le bief du ruisseau de Cayan et 3 moulins et 1 battoir sur le torrent de Montplan les Barlettes, tous très anciens et déjà répertoriés sur la Mappe Sarde de 1729 consultable en Mairie.
Des carrières de lauzes et de marbre étaient exploitées sur la commune ainsi que de nombreux fours à chaux pour la construction des maisons et monuments et de nombreuses charbonnières produisaient du charbon de bois revendu soit aux moines de Lourdens en Bauges pour la fabrication du minerai de fer soit aux forges de la vallée. Une magnanerie signalée dès le XVI ème siècle et une soierie installée en 1857 dont subsiste la grande roue ont fait travailler jusqu'à une centaine d'ouvrières sur 28 métiers pour des tissus de soie vendus sur Lyon .
A partir de 1840 la famille Catella venue d'Italie installa une forge qui perdura pendant 3 générations jusqu'en 1995.
Frèterive fut également en 1911 une des premières communes électrifiées de Savoie grâce à l'ingéniosité des frères Chatelain installant une petite turbine sous une conduite accrochée à la falaise de Montplan.
Les bâtiments de la soierie qui cessa sont activité en 1939 furent repris au début des années 1950 par la société ERCEM pour des activités de mécanique et chaudronnerie et par Albert CLERC qui dessina et mis au point un tracteur agricole qui fut produit à plus de 800 exemplaires jusqu'en 1956 , commercialisés dans toute la France.
A la même époque un petit atelier de fabrication de mini lames de scies pour ampoule pharmaceutiques s'installa au bas de la rue de la Tronche.
De tout ce passé industriel il ne subsiste plus que l'allée des mûriers, le barrage et la grande roue de la soierie et la forge, les moulins sont tombés en ruine ou été transformés en maisons d'habitation.